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"A l'aube de
l'Informatique, la mécanographie à cartes perforées" tel est
le sujet des deux conférences débats organisées par l'AHTI
avec l'appui de la FEB, les 30 mai et 13 juin derniers Pour en savoir plus . Ces
deux conférences débats s'inscrivent dans la série de manifestations organisées
par l'AHTI Ci dessous un bref compte rendu de cs deux conférences.
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Au cours de la 1ére conférence
présidée par Patrick
Fridenson, Directeur de recherches à l'EHESS, sont
intervenus successivement : :Pierre E.Mounier Kuhn , historien au CNRS,
a indiqué que ce colloque sur
la mécanographie est le troisième tenu en France, le premier ayant
eu lieu en 1920. Il a ensuite défini le domaine concerné, à
savoir la mécanographie à cartes perforées puis il a résumé
l'historiographie, qui fut d'abord l'affaire des producteurs de
matériels, principalement IBM, puis de journalistes ou de juristes.
Intervinrent ensuite les pionniers qui racontèrent leur histoire
une fois à la retraite, et enfin les historiens. Certains domaines
comme la production, l'évolution des métiers et les aspects
sociaux restent à creuser. |
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René Rind, ancien directeur chez IBM,
a retracé sur l'exemple d'IBM
l'évolution de la mécanographie et ses incessants progrès dans la
gestion et dans la calcul et a montré la filiation entre
mécanographie et informatique. Voir sa présentation : en
Ppt
(3,1 Mb), en Pdf (4,3 Mb)
Partant des équipements de Bull, Alain Lesseur, ancien directeur chez Bull, a décrit
les différents métiers de la mécanographie et montré comment ils
avaient évolué vers ceux de l'informatique. Voir
sa présentation : en Ppt
(8,4 Mb), en Pdf
(2,8 Mb) |
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Une discussion s'est ensuite instaurée qui a
principalement concerné l'évolution des métiers et les
convergences entre l'informatique et les télécommunications. Par
exemple les métiers de perforatrices et d'opératrices de centraux
manuels étaient très proches. Que sont elles devenues ?
On a également constaté que la fonction de saisie existe
toujours, mais elle est faite aujourd'hui par les utilisateurs, ce
qui était inconcevable il y a 30 ans;
La conclusion a été que tous ces aspects sociologiques
méritent d'être étudiées d'une façon plus poussée.
Ces discussions seront rapportées dans une prochaine livraison
des cahiers de l'AHTI. Voir également le compte
rendu de Jean Bellec |
Au cours de la deuxième séance,
présidée par Delphine
Gardey, maître de conférences à Paris VIII, celle-ci a indiqué en préambule qu'elle avait essentiellement
travaillé sur la naissance et le développement du traitement de
l'information de masse en particulier sur les fiches et sur l'évolution de
la dactylographie, jusque vers les années 1930 et qu'elle était
évidemment curieuse d'en voir les évolutions ultérieures.
Puis P.E. Mounier-Kuhn a montré que IBM et Bull n'étaient pas
seuls sur le marché et, résumant l'histoire des autres fournisseurs (Powers,
BTM ..., a décrit une grande effervescence d'innovations .
Sur l'exemple des équipements de Bull récupérés et restaurés
par la Fédération des Équipes Bull, Jean-Louis Guédé a ensuite
décrit l'évolution des matériels mécanographiques depuis les années
1920 et détaillé la constitution et le fonctionnement d'un atelier
mécanographique des années 1950, apogée de la mécanographie. Sa vidéo
"La symphonie des machines" a été particulièrement applaudie.
Voir sa présentation
Alain Aussedat a enfin raconté l'histoire des papeteries
Aussedat - qu'il a largement contribué à écrire -et de ses liens avec Bull, montrant au passage l'importance
économique des "consommables", en particulier de la carte
perforée et, ce qui est moins connu, la difficulté technique et le savoir-faire
nécessaire pour réaliser des supports de qualité, ce qui explique le
petit nombre de fournisseurs.Voir
sa présentation
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Delphine Gardey |
Jean-Louis Guédé |
Alain Aussedat |
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