Publications de l’AHTI  concernant Louis-Joseph Libois

 

La  commutation électronique  par  L.J.  Libois     

 De Platon à la numérisation du réseau français de télécommunications, le choix stratégique de la commutation électronique temporelle.      Lire le texte

 

2° Première réunion historique AHTI , le 18 décembre 2000 

  
Les premiers réseaux de données en France

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 La troisième séance, différente dans sa conception, porte sur Des points de vue d’acteurs et d’utilisateurs. Elle donne la parole à des témoins, en présence d’historiens. Louis-Joseph Libois (Directeur général des Télécommunications au début des années 1970) en assure la présidence.

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 Le président rappelle que les années 1960-75 ont vu la confrontation entre les cultures des télécoms et de l’informatique, dont la différence demeure encore sensible. Pour les télécoms, le téléphone représente 85% des recettes et le service public impose le téléphone pour tous. Après la modernisation du réseau téléphonique lancée au début des années 1970, la DGT lance Transpac par une décision propre, non ministérielle. Elle est naturellement incapable d’anticiper sur l’avenir de la norme IP. Un problème semblable se posera en radio-téléphonie cellulaire.

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 Le président interroge l’orateur sur l’évolution ultérieure et R. Després répond que les américains retiennent alors la technique relai de trame qui est un circuit virtuel permanent et que le succès de la messagerie assure celui de la norme IP sur Arpanet avant Internet. C’est un choix industriel plus que technique. On fait plus simple, sans modèle économique, et surtout « on fait le contraire des PTT ».

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 Le président souligne que la différence de culture entre la DGT et TDF a été sans doute un facteur d’innovation.

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Le président remarque que AT&T n’a pas réussi à passer à une logique de services, sans doute en raison de la domination des ingénieurs.

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Après cette discussion qui n’a pas évité une incursion dans le présent, le président souligne l’intérêt de débats historiques sur des périodes qui furent conflictuelles et souhaite plein succès à la nouvelle Association.

 

 Entretien avec Roger Légaré

 de F. Tallégas et J. Vincent-Carrefour   dans  la première revue AHTI  de novembre 2002

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En 1966, J. Dondoux et L-J. Libois poussaient pour que j’aille à Rennes ; c’était une cabale en quelque sorte.. Ce qui fait qu’un jour je suis appelé par P. Marzin qui me dit : « Je t’ai nommé à Rennes . (…) Tes copains de Lannion , si on ne les tiens pas à l’oeil, on n’en sortira jamais. (…). Tu essaiera de comprendre ce qu’il y a dans ces nouveaux équipements . »

 

  Entretien avec André Pinet

de J. Vincent-Carrefour  dans la première revue AHTI de novembre 2002

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J’ai d’abord été un transmetteur. .(...)  J’ai travaillé avec L-J. Libois sur différents types de modulation d’impulsions. Quelques années après, Libois est chargé de la commutation électronique. : création en 1977 du département RME, au sein duquel des groupements sont très vite mis en place. J’étais le responsable de l’un d’eux, comme Dayonnet, Lucas ou Dondoux.

 

5° Les télécommunications, enfin une priorité nationale :

1969-1979

Conférence prononcée à l'occasion de l'Assemblée générale AHTI de janvier 2003  par  Roger Légaré

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Par la suite, la commutation électronique temporelle s'est répandue partout. Je me souviens d’une mission aux Etats-Unis avec Louis-Joseph Libois, dans la banlieue de Chicago, où le patron des labos AT&T de Indian Hill, en Illinois, m'a déclaré : "Oh, l’électronique numérique, on le mettra peut être dans les centres de transit, mais dans les centres urbains, certainement pas avant des années". L'explosion en systèmes numériques des réseaux partis des Côtes du Nord les a certainement surpris. On a vu des gars de grands labos américains venir rôder prés de nos centraux, tout surpris de voir que les Français s’étaient si bien débrouillés dans ce secteur.

La commutation électronique nous a aussi ouvert les yeux sur l’informatique et, dans les services, elle a contribué à faire de l’informatique un outil indispensable, que tout le monde peut maintenant utiliser dans la gestion de son activité professionnelle.

6° Conférence AHTI du 20 janvier 2005

 Exposé sur E10  par  François Tallégas 

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    Ensuite, pourquoi de la commutation numérique à Lannion ? Parce que Pierre Marzin, au début des années 1960, a choisi Louis-Joseph Libois pour diriger l’antenne du CNET à Lannion. Ce dernier est alors chargé du département de commutation électronique créé en 1957 ; il succèdera ensuite à Pierre Marzin à la direction du CNET puis à la DGT. L’idée de Libois est qu’avec le développement prévisible de la transmission numérique, la commutation ne manquera pas de se faire aussi un  jour en numérique. Et puisqu’il s’agit de créer à Lannion des équipes chargées de préparer un futur que l’on imagine à l’époque assez lointain, Libois monte à Lannion une équipe chargée de la commutation temporelle ..

   C’est cette équipe d’une dizaine d’ingénieurs, autour d’André Pinet, qui élabore un projet d’implantation dans la région de Lannion d’un réseau de téléphonie numérique intégré. Ce sera le projet Platon (Prototype Lannionais d’Autocommutateur Temporel à Organisation Numérique) , qui sera défini par André Pinet dans une note de synthèse de juillet 1965 .

   C’est aussi à cette époque que, à la demande de Pierre Marzin , Ambroise Roux, président de la CGE et de sa filiale CIT, décide de monter à Lannion des laboratoires d’électronique : dans un 1er temps en support de l’activité du Centre de recherche de Marcoussis sur Pleumeur-Bodou , puis pour le compte de CIT en transmission numérique et enfin en commutation sur le projet Platon, avec pour regrouper le tout la création de la SLE (Société Lannionaise d’Electronique) en 1966, dont on me demande de prendre la direction technique. Je suis alors responsable au CNET-Lannion d’un petit labo dans le domaine des transmissions numériques. Dans la ligne de Libois et de Pinet qui ont eux aussi fait leurs premières armes en transmission , je suis tout à fait convaincu  de l’intérêt du projet et c’est ainsi que je ferai toute ma carrière dans le groupe CGE qui deviendra plus tard Alcatel . Dès le début, je rapporte directement à Louis Le Saget , Directeur général du département Commutation de CIT , dont le soutien ne me fera jamais défaut . 
 

 

 Des réseaux et des hommes

Les réseaux à commutation de paquets, un enjeu pour les  télécommunications et l’informatique fraçaise des années 1960 aux débuts des années 1980

Thèse soutenue le 19 Novembre 2007 par Valérie Schafer

Directeur de thèse : Professeur Pascal GRISET, (Université de Paris IV Sorbonne)

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La deuxième partie de la thèse s’ouvre en 1973 et se veut multiscalaire A la fin de cette année, le Directeur Général des Télécommunications, L-J. Libois, annonce l’étude d’un futur réseau public à commutation de paquets, tandis que les débats prennent une dimension de plus en plus internationale. Les enjeux évoluent, tant sur le plan national qu’international (mise en place de Transpac, passage au stade opérationnel de Cyclades puis extinction, transferts de savoirs avec l’étranger, projets européens, normalisation de X25 et de l’OSI, passage de la « téléinformatique » à la « télématique »).

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C’est de fait, aussi, que les télécommunicants s’imposent dans le cadre national. L’annonce en 1973 par le Directeur général des télécommunications, Louis-Joseph Libois, de l’étude de l’ouverture d’un réseau public à commutation de paquets, implique de l’équipe Cyclades de s’adapter au futur réseau Transpac puis à l’avis X25. Si Cyclades est opérationnel dès 1974, il s’éteint fin 1979. L’ouverture de Transpac en 1978 ou la normalisation de X25 ne sont pas les seuls éléments qui entrent en compte dans une telle décision, les réformes de l’informatique (suppression de la Délégation à l’informatique et remplacement par la Dieli), l’absence de volonté politique, ou de reprise industrielle ont aussi leur rôle. Toutefois le réseau Cyclades, au-delà de son extinction, a des prolongements. Ils sont conceptuels à l’International Organization for Standardization. Cyclades a apporté une compétence réseau en France, et TCP/IP (Transport Control Protocol/Internet Protocol) va, à partir du milieu des années 1980, faire revenir sur le devant de la scène les « datagrammes purs »

 

  Le centenaire de Pierre Marzin    (1905-1994)
        
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L’émergence de la R&D dans les télécommunications françaises et le rôle de Pierre Marzin Michel Atten,

 
   Pierre Marzin commence lui-même par faire de la recherche, avec René Sueur sur les courants porteurs, avant et pendant la guerre. Il sait que la R&D spécialisée en télécoms existe aux Etats-Unis depuis les années 1930. Il crée le SRCT pendant que Jean Dauvin pousse à la création d’un CNET interministériel. De premiers résultats apparaissent dès la Libération, avec le département Hyperfréquences de Goudet, d’où viendront Voge, Lapostolle, Picquendar, Le Mézec, etc., et avec les faisceaux hertziens, les commutateurs L43, R6 et Xbar, mais non l’autorural. Après le limogeage de Dauvin, le CNET manque de cohérence et l’arrivée de P. Marzin à la direction du CNET-SRCT en 1953 va lui donner un autre dynamisme. Même si les Hyperfréquences disparaissent à la suite d’un conflit Marzin-Goudet, le département RME, d’où sortira E10, est créé en 1957 avec L.J. Libois et J. Dondoux, et le centre de Lannion naît en 1960. Les grands programmes se succèdent, dans tous les domaines, ainsi que la collaboration nationale et internationale. Lorsque P. Marzin est nommé DGT en 1968, l’expansion se poursuit avec L.-J. Libois et se poursuivra jusqu’en 1974. Le CNET comptait 100 postes en 1949, il en compte 3000 en 1970.