30ème anniversaire du microordinateur

On trouvera dans le communiqué d'annonce rédigé par l'organisateur Pierre E. Mounier Kuhn le contexte et les objectifs de ce colloque. Après l'ouverture du colloque par Daniel Thoulouze,  deux sessions se sont succédé, séparées par la remise du Micral N au musée .

Technologies, entreprises, clients  (I). Président : François Gernelle. Discutant : François Anseau 

Pierre Mounier Kuhn présente l'introduction et effectue une synthèse historiographique.

 

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P.E. Mounier-Kunh, François Gernelle, Henri Lilen
Henri Lilen, journaliste informatique bien connu, auteur de "la saga du micro-ordinateur", qui vient de sortir chez Vuibert, rappelle les débuts du micro-ordinateur en France et insiste sur les implications économiques et sociales de son développement.

P. Mounier Kuhn reprend la parole pour retracer l'histoire de la micro-informatique en France. Il cite toutes les sociétés pionnières en France et constate que la plupart ont aujourd'hui disparu. Il relativise cet  échec en constatant qu'il en est de même en Grande Bretagne et aux Etats Unis où seul subsiste Apple.

Jean Bellec retrace ensuite la découverte et l'introduction du microprocesseur chez Bull. Il distingue  micro-ordinateur, ordinateur construit autour d'un microprocesseur, et ordinateur individuel tels que CAB 500 ou GE 55, apparus bien avant le microprocesseur. 

 

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J. Bellec, François Gernelle, Henri Lilen

Remise par François Gernelle de son Micral N au musée des Arts et Métiers.

François Gernelle remet son exemplaire à Daniel Thoulouse qui remercie chaleureusement le donateur, se félicite de cette entrée du Micral N au musée où il trônera en bonne place aux cotés d'autres équipements prestigieux.

Jean François Cervel se félicite que le mérite de François Gernelle soit reconnu comme il le mérite et confirme tout l'intérêt que les pouvoirs publics et plus particulièrement Madame Haigneré portent à la conservation du patrimoine technique et industriel et confirme le rôle prépondérant du musée des Arts et Métiers dans ce domaine.

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Quelques descendants du Micral N

A noter que cette remise s'effectue en "présence" de plusieurs descendants du Micral N provenant des collections de la Fédération des Equipes Bull, que nous tenons à remercier ici, venus entourer leur glorieux ancêtre pour cette consécration. 
 

Technologies, entreprises, clients   (II). Président : Pascal Griset

C'est ensuite au tour d' Yves Bolognini, collectionneur  aussi passioné que passionnant de nous retracer l'histoire des développements effectuésà l'EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne) et de leurs retombées chez Smaky et Logitech.  

Aprés un buffet sur place permettant de fructueux échanges entre les participants, le travail reprend .

Jean Luis Fernandez nous fait part de son expérience d'assembleur sur le terrain (Bordeaux)

Bernard Dimet, formateur en Technologies de l'Information et de la Communication à Dauphine, retrace d'une façon particulièreement vivante  les tribulations de l'informatique dans l'enseignement obligatoire, ballotée au gré des changements de gouvernement et de ministères.

 

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Le Micral N a encore ses shémas...

C’est ensuite le tour de Robert Aydabirian de relater l’histoire européenne de Hewlett Packard dans la microinformatique, insistant sur le fait que les dirigeants de cette société ont toujours tenu à ce que la France y joue un rôle important.

Session patrimoine, collections, mise en valeur. Discutant : Michel Atten

Hans Pufal, parlant en tant que membre du Computer History Group de Portsmouth University, Royaume –Uni, explique que la conservation du seul matériel hors contexte est de peu d’intérêt et pose le problème de la conservation des logiciels, de la documentation et des savoir-faire. Il préconise une large utilisation d’internet et propose de « restituer » les machines anciennes sur des technologies modernes.

Après une présentation par Marie-Sophie Corcy, responsable au musée des Art et Métiers de la section communications, de la position du musée , relativement plus classique, la discussion s’engage sur les difficiles problèmes posés par Hans Pufal, qui mettent en cause la propriété intellectuelle, la formation, la conservation des média etc… .

 En conclusion cette manifestation, non contente de rendre un hommage mérité à l’inventeur français du micro-ordinateur, a permis par une confrontation de tous les acteurs impliqués : pouvoirs publics, musées, historiens, enseignants, associations de bénévoles, collectionneurs individuels, de mettre en lumière les difficiles  problèmes de la conservation du patrimoine informatique et d’amorcer une collaboration qui devra se poursuivre et s’approfondir. C’est à ce prix que ce patrimoine inestimable pourra être sauvé.

 Nous tenons à remercier le musée des Arts et Métiers, les représentants du ministère de la recherche et de la technologie – en particulier Christian Scherer dont le rôle a été déterminant dans le lancement et la préparation de cette opération, et, bien sûr, l’organisateur Pierre Eric Mounier Kuhn qui s’est dépensé sans compter pour obtenir un succès mérité.

Les photos de cette page sont de Jean-Pierre Mourieras