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Jean Carteron.
Né en 1926 Jean Carteron a toujours été attiré par "la compréhension et la réalisation d'objets mécaniques" et veut être ingénieur. Il entre à l'X en 1945 et en sort avec un rang lui permettant de choisir des écoles plus recherchées à l'époque, mais son attirance pour les techniques modernes de l'électronique lui fait choisir l'ENS des Télécommunications. Sorti major il dirige en 1950 le bureau de calcul des filtres téléphoniques des PTT. Il entre chez EDF en 1953 avec mission de
développer le calcul électronique, ce qui le conduit à effectuer en 1954
un stage chez Maurice Wilkes à Cambridge. En quelques années, il
constitue l'un des plus grands centres de calcul scientifique d'Europe,
tout en enseignant à Supélec et à l'Université. Ces diverses expériences l'amènent à penser qu'une société
doit être financièrement indépendante pour pouvoir se développer en respectant
ses principes et son éthique. Il a raconté cette aventure dans un excellent ouvrage (qu'il
a rédigé lui-même) : L'heure de la retraite venue, il ne risque pas inactif et s'implique fortement dans le tissu associatif, localement dans sa ville de Bougival et professionnellement. C'est ainsi que, soucieux de rapprocher les cultures de l'informatique et des télécommunications, et d'en pérenniser l' histoire, il fonde l'AHTI qu'il présidera pendant 5 ans. Nous garderons de lui le souvenir d'un parfait "honnête homme", ingénieur, entrepreneur, cultivé, humaniste. |